MISSISSAUGA, ON,

Une nouvelle étude mondiale, publiée par The Workforce Institute de Kronos Incorporated et Coleman Parkes Research, révèle que les entreprises canadiennes perdent chaque année 88 milliards de dollars en travail administratif inutile, une somme bien supérieure à d'autres pays. Cela équivaut à un coût estimatif de 4 934 $ par employé, par entreprise, pour effectuer des tâches fastidieuses sans rapport direct avec le travail principal des employés.1

L'étude intitulée « La question à 88 G$ » révèle aussi que la main-d'œuvre canadienne est freinée par la complexité, la faible productivité et la technologie peu performante. L'étude a été menée par The Workforce Institute at Kronos et Coleman Parkes Research, et comprenait un sondage et des entrevues approfondies avec des professionnels des RH, des responsables de l'exploitation et des employés.

Dans les faits

Il est primordial de traiter les employés comme un atout plutôt qu'un passif pour obtenir un véritable engagement de leur part. C'est un facteur essentiel pour attirer et retenir les meilleurs talents possible sur un marché du travail compétitif. Néanmoins, les tâches administratives manuelles sans rapport au travail principal des employés créent un fardeau coûteux en temps qui peut entraîner un désengagement. Les entreprises devraient plutôt réévaluer ces tâches pour que les employés puissent donner le meilleur d'eux-mêmes dans le cadre d'une stratégie d'engagement plus générale.

  • Combler le fossé de l'engagement : la technologie peut être un avantage, mais des solutions dépassées ne feront que compliquer encore plus les choses inutilement.
    • Près de trois quarts (73 pourcent) des répondants ont déclaré que des systèmes ou une technologie dépassés représentent le plus grand défi pour gérer les effectifs.
    • Une technologie moderne pour gérer les effectifs améliorerait l'engagement des employés selon 75 pourcent des répondants.
  • La productivité et l'engagement des employés devraient aller de pair : les employés se considèrent comme des contributeurs et non comme un passif du bilan.
    • Certaines entreprises peuvent penser qu'il y a un manque de leadership, car près de trois répondants sur cinq (58 pourcent) croient que le PDG s'occupe plus des finances que des employés.
    • Seuls 34 pourcent des professionnels des RH interrogés classent leurs employés parmi les trois principaux atouts de leur entreprise, malgré le débat national sur l'importance de l'engagement des employés.
  • Entre l'arbre et l'écorce : les gens sont partagés entre la nécessité de répondre aux besoins des clients et aux attentes de leur responsable.
    • Soixante-treize pourcent des répondants trouvent qu'il est difficile de s'acquitter de toutes leurs tâches au cours d'une journée de travail typique. En fait, 65 pourcent des employés du secteur des services, 54 pourcent des professionnels des RH et 39 pourcent des responsables de l'exploitation et du secteur d'activités disent que leur vie professionnelle est trop compliquée.
    • Selon les répondants, les exigences de la direction, les politiques internes, des charges de travail irréalistes, le manque de disponibilité du personnel et un trop grand nombre de processus créent une combinaison parfaite de complexités qui empêchent de fournir une prestation de service à la clientèle de haut niveau.
  • De petits changements très payants : réduire une seule heure de temps perdu par employé représente des milliards de dollars.
    • En réduisant le fardeau du travail administratif d'une heure par semaine, les entreprises canadiennes pourraient économiser 1 645 $ par employé, soit un total annuel de 29,5 milliards de dollars.
    • Selon l'étude, les répondants passent en moyenne 3,1 heures par semaine à des tâches administratives sans rapport à leur travail principal.
    • Une très grande majorité des employés veulent récupérer ce temps et 54 pourcent d'entre eux déclarent qu'ils feraient plus de planification stratégique et 62 pourcent se concentreraient sur des tâches importantes, ce qui profiterait à la croissance de l'entreprise et à l'expérience des clients.
  • Les motivations des employés évoluent : les récompenses monétaires n'étant plus l'unique mesure incitative pour les employés, les entreprises doivent porter leur attention sur la communication, la collaboration et la culture pour que leurs employés restent engagés.
    • Parmi les 11 raisons pour lesquelles les employés quittent leur emploi, la rémunération se classe en 7e position. Les répondants disent démissionner davantage en raison d'un manque de vision et de direction, parce qu'ils ne se sentent plus valorisés ou compris, et qu'ils n'envisagent plus leur avenir dans l'entreprise.
    • Les employés qui sont valorisés et récompensés fourniront un effort supplémentaire, stimuleront la croissance de l'entreprise et offriront un service exceptionnel aux clients.
    • Soixante-deux pourcent admettent que les récompenses et les mesures incitatives accroîtraient vraisemblablement la productivité.
  • Une économie mondiale, un problème mondial : le Canada n'est pas le seul pays où les entreprises perdent des milliards de dollars par an à cause d'une perte de productivité. En effet, cette étude mondiale révèle que la perte de productivité coûte en tout 1,6 mille milliards de dollars aux entreprises à travers le monde :
    • É.-U. : 687 milliards USD
    • Chine : 522 milliards USD
    • Allemagne : 144,6 milliards USD
    • France : 79 milliards USD
    • Royaume-Uni : 78 milliards USD
    • Australie et Nouvelle-Zélande : 35 milliards USD
    • Pays-Bas : 34 milliards USD
    • Belgique: 16,5 milliards USD
    • Mexique : 2,2 milliards USD

Commentaires à l'appui

  • Joyce Maroney, directrice, The Workforce Institute at Kronos
    « Il est clair qu'une petite chose, comme une seule heure perdue, peut faire une grande différence lorsqu'elle est multipliée par des centaines, voire des milliers d'employés. En même temps, cette étude démontre que pour les employés la journée de travail typique devient de plus en plus compliquée, dont une grande partie est passée à gérer les complexités au lieu d'ajouter une valeur. Ce n'est pas la façon dont les employés veulent passer leur temps. En tant que société, nous avons atteint une croisée importante des routes, puisque le profil démographique de l'effectif, les schémas de travail et les attendes des employés sont en train de changer. Il est primordial de traiter les employés comme un atout plutôt qu'un passif pour véritablement les motiver, ce qui aidera davantage les efforts pour attirer et retenir les meilleurs talents. Les entreprises peuvent accroître leurs chances de relever les défis actuels en déployant stratégiquement la technologie, en définissant une stratégie claire pour les RH, en saisissant le changement de culture et en ciblant l'engagement des employés. »
  • Ian Parkes, directeur, Coleman Parkes Research
    « L'engagement doit se produire de la direction à la base et inversement. Les employés doivent se sentir valorisés pour fournir un effort supplémentaire et une rétroaction discrétionnaire, et les responsables doivent donner l'exemple pour créer une culture de communication et de collaboration. Toutefois, cela ne peut se faire dans de nombreuses entreprises, les employés et les responsables devant faire face à des journées de travail de plus en plus compliquées. La technologie est essentielle, mais si elle est dépassée, mal implantée ou ne sert à rien, elle ne fera qu'ajouter à la complexité. Les entreprises devraient plutôt investir dans une technologie qui aide tout le monde à se concentrer sur les tâches principales et à les simplifier, et à ajouter une valeur à l'entreprise. Le fardeau du travail d'administration inutile coûte aux entreprises canadiennes la somme colossale de 88 G$ par année. En atténuant cette fuite des cerveaux tant chez les employés que les responsables, les entreprises pourront réaliser d'importantes économies, tout en favorisant de hauts niveaux d'engagement des employés qui aideront à attirer et retenir les meilleurs talents possible. »

Ressources à l'appui

À propos de The Workforce Institute at Kronos

The Workforce Institute effectue des études et renseigne sur des questions essentielles liées au milieu du travail auxquelles les entreprises sont confrontées partout dans le monde. En rassemblant des leaders d'opinion, The Workforce Institute est bien placé pour donner aux entreprises les connaissances et les renseignements dont elles ont besoin pour gérer efficacement leurs effectifs, et une voix aux employés pour qu'ils puissent s'exprimer sur des sujets importants sur le milieu de travail. Une caractéristique de la recherche de The Workforce Institute consiste à équilibrer les besoins et désirs des divers groupes d'employés avec les besoins des entreprises. Pour plus d'information, visitez le www.workforceinstitute.org.

À propos de Kronos Incorporated

Kronos est un important fournisseur de solutions infonuagiques de gestion des effectifs et du capital humain. Les applications de gestion des effectifs de Kronos adaptées aux divers secteurs d'activités sont spécialement développées pour les commerces, les fournisseurs de soins de santé, les établissements d'enseignement et les organismes gouvernementaux de toutes tailles. Des dizaines de milliers d'organisations — incluant la moitié des organisations Fortune 1000® — et plus de 40 millions de personnes réparties dans plus de 100 pays utilisent une solution Kronos chaque jour. Visitez le www.fr.kronos.ca. Kronos: Workforce Innovation That Works™.

À propos de Coleman Parkes Research

Coleman Parkes Research travaille avec les clients pour formuler des stratégies éprouvées qui renseignent sur le marché en se basant sur les exigences individuelles et des hypothèses clés. De la recherche sur le leadership éclairé pour des campagnes de marketing jusqu'à l'analyse des occasions gagnantes-perdantes, en passant par l'essai des messages envoyés par les produits et la réalisation d'une entrevue avec la haute direction, notre équipe interne d'experts s'assure que tous les projets d'étude des clients sont conçus et structurés pour non seulement recueillir les données adéquates, mais aussi pour obtenir des renseignements utiles qui questionnent les arguments et stimulent la croissance.

Méthodologie de l'étude

The Workforce Institute at Kronos a demandé à Coleman Parkes Research d'étudier le niveau actuel d'engagement des employés auprès d'un échantillon représentatif d'entreprises canadiennes et les répercussions que peut avoir l'engagement sur la réussite des entreprises. En 2016, Coleman Parkes a réalisé 106 sondages en ligne et des entrevues approfondies avec des professionnels des RH (35), des responsables de l'exploitation et du secteur d'activités (36) et des employés (35) d'entreprises qui comptent plus de 600 employés dans le secteur du commerce de détail (21 pourcent), des soins de santé (21 pourcent), public (20 pourcent), de la fabrication (20 pourcent), des services (16 pourcent), du transport et de la logistique (3 pourcent). La taille de l'échantillon et l'ensemble de données finales donnent un instantané des opinions que nous estimons représentatif des moyennes et grandes entreprises au Canada dans leur ensemble. Une approche similaire a été utilisée pour chaque pays visé par l'étude.

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